23 janvier 2007
HP40 ALABAMA
Hp 40:
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C'est seulement notre deuxième étape et nous réalisons déjà le potentiel sans fin de ce pays, pour l'escalade. Un ami nous avait pourtant prévenu, la veine de grès semble sans fin dans cette région et pas seulement en Alabama, on peut en dire autant de la Géorgie, de l'Arkansas et de bien d'autres endroits dont nous n'avons même pas idée!
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Comment est-ce que je peux affirmer ça? Eh bien, c'est vrai je ne l'ai pas inventé.
Nous aurions peut être déjà reprit la route, lasser de HP40 si nous n'avions pas rencontré un grimpeur local avec lequel le mot hospitalité a pris tout son sens. Non seulement nous mangeons à sa table, utilisons sa connexion internet et partageons quasiment toute sa vie depuis une semaine.
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Mais en plus de ça, il nous a ouvert les portes de sa région et grâce à lui, nous avons découvert des spots que seul un grimpeur local peut connaître. C'est pour cette raison que nous pouvons affirmer que HP 40 ne représente qu'une infirme partie du potentiel grimpable en Alabama.
HP 40 n'en vaut pas moins la peine d'être longuement décrit, tant ce site est particulier.
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Tout d'abord, le site se situe sur la propriété d'un ranch. Il est possible d'y grimper depuis que de nouveaux propriétaires ont repris l'affaire en 2002. Avant cela, il ne fallait pas craindre d'être chasser à coup de fusil pour aller grimper à HP.
Concrètement, ça implique pour nous grimpeur, un droit d'entrée journalier, de trois dollars. Le fait de payer pour grimper choquerait plus d'une personne en France mais ici, ça paraît tout à fait normal, d'autant plus que le spot se situe sur une propriété privée.
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En ce qui concerne l'escalade, Le nombre de blocs et donc de passages est concentré sur un périmètre assez restreint, équivalent à un des principaux site de Fontainebleau, comme le Bas-Cuvier. Le rocher lui, est bien plus adhérent et sculpté que celui de Fontainebleau. Vous savez, la célèbre peau de dinosaure que l'on trouve par endroit à Fontainebleau et bien on trouve ici, une texture similaire en bien plus impressionnante encore! Si le rocher est adhérent, rendant les performances moins dépendantes de la météo, il est aussi plus agressif pour la peau des doigts. Cela dit, c'est toujours du Grès et l'escalade en garde les principales caractéristiques: Plats, pinces, adhérences et rétablissement en tout genre sont au rendez-vous!
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L'escalade est variée, les cotations sont serrées et même si le site n'est pas sans fin, le rocher offre des passages incroyables autant par la textures, la forme des prises que par les mouvements qu'il propose... et puis il n'est pas rare de croiser au détour d'un bloc un écureuil ou un oiseau chez qui la crainte se mêle à la curiosité, ce qui ne manque pas de nous faire oublier, l'espace de quelque secondes, l'escalade.
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Bref, la vie à l'américaine nous met parfois mal à l'aise, mais il n'en est pas moins jouissif de grimper dans cette contrée.
12 janvier 2007
SO ILL
Enfin des nouvelles!!! A moins de se perdre dans les banlieux des grandes villes, internet n'est pas a chaque coins de rue aux US!
Après un mois passé a Toronto nous avons pris la route direction le Middle est Américain.
Nous nous sommes arretés comme prévu, dans le sud de l'illinois également nommé SO ILL par les grimpeurs du coin.
Une fois sorti de l'autoroute, c'est déja la campagne profonde, avec ses granges déglinguées par le vent et ou le seul et unique commerce de proximité se révèle etre la pompe a essence.
Oh surprise! Le voyage s'est déroulé sous la pluie mais ici, le beau temps pointe plus que le bout de son nez et nous avons pu grimpé trois jours durant, dans trois des principaux sites.
Nous avons roulés interminablement, a travers champs pour aller d'un spot a l'autre. La qualité du rocher est remarquable mais le potentiel de bloc nous a assez vite decu et meme si nous avons pu essayer de beaux passages, L'endroit semble plus adapté a l'escalade de voie qu'a l'escalade de bloc.
Après trois jours dans l'Illinois nous avons deja envie de reprendre la route.
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Les nuits plutot précaires entre parking de grandes surface et camping dès plus glauque y sont surement pour quelque chose! Ce qui reste de nature est tellement protégé et règlementé dans ce pays, qu'il est difficile de trouver un endroit paisible, plat (dur de dormir la tete en bas) et gratuit pour se garer et dormir! A peine une semaine de voyage et nous comptons deja quelques galères croustillantes!
En tout cas nous avons repris la route direction Horse pen 40 au sud de Chattanooga dans l'Alabama. Un superbe petit spot de grès sur la propriété d'un ranch. Le plus beau spot du monde d'après le cow boy, patron des lieux!!! Ah les Américains... ils ne sont pas du tout chauvins.
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C'est depuis la petite bourgade la plus proche et meme de sa bibliothèque, la seule chose petite que l'on est pu voir dans ce pays pour l'instant, que je vous écris ces quelques lignes. Bon je vous laisse, il faut qu'on retourne grimper. Rendez-vous très prochainement, pour des news de HP.
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Igor.
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Pour voir l'album photo copiez ce lien. http://boulder2.canalblog.com/albums/illinois/index.html
01 janvier 2007
Niagara Glen - CANADA
Dimanche 31: Niagara Glen (Happy New Year!!)
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Il fait beau et sec ce matin. Enfin…il faut le dire très vite ! Nous sommes ici depuis trois semaines et nous n’avons pas encore tâté un seul centimètre carré de rocher ! L’idée de partir de Toronto sans même être allé voir le spot local me parait vraiment trop incongrue ! On est la pour grimper oui ou non ?
Alors bien sur on a fait du pan a plusieurs reprises, mais le coût de chaque séance est plutôt dissuasif! Nous n’avons pas chomé non plus.
Mais après avoir trouvé, assuré et aménagé une voiture, il était temps d’aller voir a quoi ressemble le spot dont tout le monde parle au ‘climbing gym’.
Le temps n’a pas non plus été de notre coté ces dernières semaines mais après la pluie, le froid et la neige la météo est formelle : Il fera beau dimanche 31 décembre 2006 et ce jusqu'à 16h35 de l’après-midi !
Donc nous voila debout a 7heure30, pour notre dernier dimanche a Toronto, c'est-à-dire beaucoup plus tôt que nos horaires habituels depuis trois semaines ! Après 150 kilomètres avalés sans problème par notre ‘Chevi’ de compétition nous arrivons aux chutes du Niagara, vous savez les plus grosses chutes du monde !
Bon, ce n’était pas vraiment prévu puisque le spot c’est Niagara Glen et pas Niagara Falls, mais c’est l’occasion de voir une des sept merveilles du monde, plus touristique que merveilleuse, mais bon, ça reste vraiment impressionnant !
Une fois aux chutes, c’est trop tard vous êtes déjà dans l’erreur. Si votre but est d’aller grimper, il faut faire demi-tour sur River road continuer sur cette route jusqu'à un café qui vend des donuts, sur votre gauche. Arretez-vous pour aller prendre un café et pas un donuts, vous êtes un grimpeur rachitique et affamé. Ensuite, demandez votre chemin au patron qui, si vous êtes gentil, vous dira de continuer sur river road vers Niagara on The lake jusqu'à un point de vue qui s’appelle Niagara Glen sur votre droite, disons a deux kilomètres du café. La, vous pouvez garer votre voiture. Un escalier en métal permet de descendre une falaise, il mène aussi au chaos de blocs situé le long du Niagara Rivers. Pour plus d’informations pratiques, vous pouvez télécharger le topo des Glen sur www.rockclimbing.ca
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La qualité de l’escalade n’est pas inoubliable, c’est un calcaire de bonne qualité où vous trouverez une majorité de réglettes agressives dans des profils coupés au couteau.
Ceci dit, le site vaut le détour si vous êtes pour une quelconque raison dans les parages. Quelques blocs plutôt jolis vous attendent, si vous prenez le temps de les découvrir. Nous avons ainsi passé une après-midi dès des plus agréable, entre prospection, photographie et escalade. Le système de cotation, comme partout aux Etats-Unis est en V suivi d’un chiffre qui représente la difficulté, V5 serait 7a bloc en France.
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Nous avons enfin touché du rocher, le ‘bouldering trip’ peut commencer !!
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Prochaine étape, SO ILL dans l’Illinois en fin de semaine prochaine…








