28 février 2007
El Paso...
Enfin un petit texte de Jérémie... El Paso ne fait pas rêver c'est vrai, mais Hueco reste un petit paradis...
Bientôt je vais vous faire une journée type "rest day" et "climbing day" avec beaucoups de photos!
(kyla sur ghetto simulator)
Hueco, ces quelques lettres nous attirent comme un aimant. Le paradis du grimpeur de bloc par excellence, perdu en plein désert texan à la frontière entre le Mexique, le Texas et le nouveau Mexique. Perdu... pas tout à fait, car à 25 miles à peine, se trouve El Paso, une ville familière aux amateurs de Western. Une ville frontière, qui représentait la dernière étape pour tous les hors la loi en fuite vers "l'eldorado" mexicain.
Aujourd'hui, cette cité au passé mythique n'est plus qu'une "Border town" mal famée qui petit à petit étend sa toile hideuse dans le désert alentour. Juaez, son penchant, son double de l'autre côté de la frontière n'est ni plus ni moins qu'une des villes les plus dangereuses du Mexique. Il vaut mieux laisser de côté les images d'exotisme pour voir la réalité en face: Le touriste n'a pas sa place en ces lieux où la couleur locale est le rouge. Rouge, pour les statistiques de criminalité qui battent tout les records en terme de meurtres et de viols... Pour "rougir" encore le tableau, peut être un peu trop mais je suis lancé alors, La police de Juaez, si mes sources sont bonnes, n'a toujours pas arrêté ce célèbre violeur, qui avec plusieurs dizaines de méfaits à son actif, sévit encore à l'heure ou j'écrie ces lignes.
Bon, j'arrête là, vous aurez compris que nous ne sommes pas là pour le côté touristique assez discutable d'El Paso mais pour cette montagnes de blocs bénis des dieux qu'est Hueco tanks.
Nous y sommes depuis trois semaines maintenant, bientôt nous reprendrons la route en direction de Bishop. Alors nous n'avons qu'une idée en tête, en profiter un maximum, car même si les restrictions nous pèsent, ce lieux reste un paradis et pas seulement pour l'escalade. Les animaux, les peintures indiennes, les couchers de soleils sans pareils... cette ambiance et cette vie simple, rythmée par l'escalade et les moments de convivialité et de rencontre nous imprègne et nous font apprécier chaque instants de notre voyage.
22 février 2007
le desert
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Redtaled Hawk, Long ear Owl, le "bird tour" de Hueco Tanks nous aura ouvert les yeux sur de nombreuses espèces du désert que nous ne suspections même pas!
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18 février 2007
rest day

Superbe activité d'un "restday" il faut bien s'occuper d'une manière ou d'une autre dans un desert. On n'oublie pas la lessive, c'est sur, c'est un peu compliqué à faire sécher mais bon on se débrouille plutôt bien... 
Le principe de Hueco est compliqué et moyennement apprécié par les grimpeurs de tout genre... Le parc ouvre ses portes à 8 heures, si vous n'avez pas de réservation il vous faut attendre à la porte jusqu'à ce qu'une place se libère. Ainsi, nous avons passé la matinée de dimanche dernier à attendre. 6h30 du matin, arrivé devant les porte pour être les premiers, 8h, ouverture du parc, pas de place... Nous pouvons enfin rentrer dans le parc vers 12h après...
La grimpe à Hueco est une bonne récompense pour ses longues heures d'attente!
Les rares couchers de soleil nuageux sont toujours les plus imposants...
10 février 2007

Si ca vous dit d'acheter à Hueco...
08 février 2007
Hueco Tanks
Il se trouve que Jérémie n'arrive pas à trouver le temps d'écrire pour le moment, je vais donc essayer de vous résumer un peu le Texas...
Imaginez vous, roulant dans le désert sur une route en ligne droite qui ne se termine jamais, entre des cactus et des herbes jaunes qui percent une terre blanche et compacte. De petits arbustes secs et rabougris s'étendent à perte de vue sur ce paysage monotone. Comme d'énormes insectes, des foreuses à pétrole se dressent et piquent du nez pour extraire de ce sol sa seule richesse et en épuiser les dernières réserves de notre planète.
Après quelques heures à vous délecter la vue de ce splendide paysage vous sortez de l'autoroute et tournez à droite vers Hueco. Le même sol aride et peu accueillant vous accompagne tandis que des casses à voitures et des bars xxx dont la peinture tombe des façades décorent les bordures de la route. Au loin, entre les collines de rochers rouges, à la frontière du pays, vous entendez le bruit des tanks qui bombardent les clandestins mexicains.
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Ici, l'air est frais, mais le soleil ne pardonne pas. Il n'y a pas
d'arbres, pas de nuages, pas une seule goutte d'eau dans l'air.
Dans un tel endroit, Hueco est un petit paradis.
Un Hueco est, par définition, un trou rond dans le rocher. Grâce à sa forme de bassine, il retient l'eau comme dans un puits. Les empilements de rochers aux nombreux Huecos on fait de ce lieu une véritable oasis. Les petites bêtes sauvages y abondent et il n'est d'ailleurs pas rare de croiser au détour d'un arbuste un renard, un chipmunk, un lapin ou un grimpeur et son crash pad.
Le soir, la température descend en quelques heures en dessous de zéro, et, emmitouflés dans votre sac de couchage vous pouvez entendre les hurlement d'une meute de Koyote non loin du Van.
Notre ami américain Brandon, qui nous à hébergé dans l'Alabama nous a suivit jusqu'ici, c'est à présent nous qui l'hébergeons dans notre Van, le soir pour dîner.
04 février 2007
Hueco
Nous y sommes enfin! Hueco! Ca fait trois jours que nous sommes là, mais je n'ai pas prit le temps de faire des photos d'escalade car nous n'avons fait que grimper. J'ai quand même pu faire quelques photos en fin de soirée...
Nous avons grimpé deux jours d'affilés à North Moutain, aujourd'hui c'est "rest day". Je vous fais des photos d'escalade très bientôt et Jérémie un article sur Hueco! Mais c'est vrai qu'ici, la grimpe prend le dessus...
30 janvier 2007
Hospital & RockTown
Je disais donc que HP40 n'est pas le seul spot de grimpe de cette région.
Brandon, nous a fait découvrir "HOSPITAL" un spot plus ou moins secret à 30 minutes de HP, dans une
banlieue assez chic de Gasden, un site qu'il a découvert grâce à sa petite amie, dont les parents possèdent une belle demeure dans la dite banlieue.
La région est assez vallonnée, il n'est pas surprenant de trouver au détour d'un sentier un site de bloc perdu dans les bois. C'est à peu près ce qu'il s'est passé avec ce spot de grès. Sauf que, ce qui est amusant dans l'histoire... ou plutôt glauque selon votre appréciation... c'est que cet endroit ce trouve juste dans le bout de forêt qui fait face à l'asile de fou de Gasden!
Alors il n'est pas rare d'entendre, juste au moment ou vous vous apprêtez à entamer le crux de votre projet, un cris venu du fond des âge!
En dehors de cet aspect, le site est majeur. l'escalade y est plus physique qu'à HP 40, le rocher est différent mais toujours de qualité. Derniers atouts et non des moindres, la plupart des blocs sont en projets et il est bien rare voir impossible de croiser des hordes de grimpeurs affamés, comme dans les sites vus et revus dans les médias spécialisés.
Après deux semaines passées à écumer HP et hospital, mais aussi à "chiller" boire des bières et prendre le temps de vivre, il est temps d'aller tâter du rocher à "Rock town"!
Deux jours, c'est vraiment très court! surtout dans un site ou l'escalade physique en toit est la base... Je ne parlerai pas de nos horaires de réveil presque impensables et des problèmes de batterie de notre char d'assaut le jour du départ... des évenements qui ont contribué grandement, à réduire le temps de grimpe pendant ce trip.
Après une matinée passée à changer la batterie et à rouler pour rejoindre le spot, on arrive enfin, vers 14 heure. En d'autre terme, il fait nuit dans deux heures... J'exagère, mais si peu!
Brandon et sa copine Allie, partent en éclaireurs pour nous montrer le site. Je ne sais pas si c'est le temps, assez froid et humide ou l'endroit, une forêt dense perdue dans la montagne, non loin d'ailleurs, du lieu de tournage de "délivrance"... mais nous ressentons comme une impression de glauquitude intense.
Enfin nous faisons fit, de nos sensations et commençons à grimper. Cinq minutes et 32 secondes plus tard, il fait nuit. Nous continuons à grimper à la lanterne quelque temps, mais le froid et quelques hurlements sauvages nous poussent à battre en retraite. Bilan de la journée: quelques beaux blocs réalisés et surtout pas mal de regret de ne pas en avoir profité un peu plus. Mais bon, demain est un autre jour, direction le camping ou nous allons passer la nuit.
Situé un peu plus bas dans la montagne, le camping "sauvage" est des plus sommaire.
On a du bois humide pour faire du feu, une demi-heure plus tard, personne n'a réussi à allumer le feu, on se retrouve tous à manger dans le van et à parler d'escalade, à peu près au chaud.
La nuit se passe sans encombre jusqu'à ce que des coups de feu éclatent autour de nous... Nous n'étions pas
spécialement inquiet jusqu'à ce que les coup de feu reprennent, bien plus distinctement à 200 mètres du campement environ. Tapis au fond de notre lit la peur fit très vite son apparition dans nos esprit de frenchie assez mal habitué à ce genre de phénomène. J'entends par phénomène, un "red neck" ( comprendre, gros bauf américain), complètement bourré, qui se balade dans la forêt en tirant sur tout ce qui bouge, y compris sur les campeurs qui s'enfuient de leur tente, le cul à l'air!
Bon, j'en rajoute un peu. Mais le fait est, que nous avions franchement peur. Visiblement, il était trop bourré pour trouver même par hasard, notre campement et nous avons pu nous rendormir au milieu de la nuit. Le lendemain matin, la forêt avait perdu son ambiance de film d'horreur. je questionna Brandon au sujet de la nuit dernière et il me répondit que c'était vraiment inquiétant, même pour un américain...
Enfin, le temps était parfait pour grimper, on mit de côté cette histoire pour profiter de notre dernière journée de grimpe.
En deux jours , nous n'avons pu grimper que sur deux des principaux massifs de rock town. Mais déjà, nous avons eu un réel aperçu du style de grimpe local. Toujours un rocher superbe mais moins agressif que celui de Horse Pen 40 et une grimpe définitivement plus radicale, dans des profils déversants voir horizontaux! Excepté, little et big bad boulder, deux blocs dont les rondeurs offre une escalade en compression sur des pinces, assez inoubliable.
Bref, pas le temps dans dire beaucoup plus, si ce n'est que ce spot vaut au moins autant le détour que HP40 et que nous aurions volontiers passé deux bonnes semaines dans les parages. Sauf, pour les drôles d'oiseaux nocturnes bien sur!!
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Nous sommes retournez à notre camp de base de Jackson ville pour quelques jours, histoire de refaire deux séances à HP et Hospital et par la même occasion de "plier" quelques projets. Quelques jours pas plus, car nous reprenons la route direction Hueco tanks, demain matin.
Déçu de partir? Pas vraiment, le meilleur est sûrement à venir...
28 janvier 2007
Hospital
Bientôt un article sur Hospital, un super secret spot non loin de HP40 et sur Rock Town.
Hier fut une supère journée d'escalade, un V9 pour Marine Unlocked, un V11 pour Jérémie Dog log nume, et un V10 et V12 pour notre ami américain sur Underworld et JH. Le niveau monte, ça va chauffer!!
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26 janvier 2007
ROCK TOWN
23 janvier 2007
HP40 ALABAMA
Hp 40:
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C'est seulement notre deuxième étape et nous réalisons déjà le potentiel sans fin de ce pays, pour l'escalade. Un ami nous avait pourtant prévenu, la veine de grès semble sans fin dans cette région et pas seulement en Alabama, on peut en dire autant de la Géorgie, de l'Arkansas et de bien d'autres endroits dont nous n'avons même pas idée!
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Comment est-ce que je peux affirmer ça? Eh bien, c'est vrai je ne l'ai pas inventé.
Nous aurions peut être déjà reprit la route, lasser de HP40 si nous n'avions pas rencontré un grimpeur local avec lequel le mot hospitalité a pris tout son sens. Non seulement nous mangeons à sa table, utilisons sa connexion internet et partageons quasiment toute sa vie depuis une semaine.
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Mais en plus de ça, il nous a ouvert les portes de sa région et grâce à lui, nous avons découvert des spots que seul un grimpeur local peut connaître. C'est pour cette raison que nous pouvons affirmer que HP 40 ne représente qu'une infirme partie du potentiel grimpable en Alabama.
HP 40 n'en vaut pas moins la peine d'être longuement décrit, tant ce site est particulier.
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Tout d'abord, le site se situe sur la propriété d'un ranch. Il est possible d'y grimper depuis que de nouveaux propriétaires ont repris l'affaire en 2002. Avant cela, il ne fallait pas craindre d'être chasser à coup de fusil pour aller grimper à HP.
Concrètement, ça implique pour nous grimpeur, un droit d'entrée journalier, de trois dollars. Le fait de payer pour grimper choquerait plus d'une personne en France mais ici, ça paraît tout à fait normal, d'autant plus que le spot se situe sur une propriété privée.
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En ce qui concerne l'escalade, Le nombre de blocs et donc de passages est concentré sur un périmètre assez restreint, équivalent à un des principaux site de Fontainebleau, comme le Bas-Cuvier. Le rocher lui, est bien plus adhérent et sculpté que celui de Fontainebleau. Vous savez, la célèbre peau de dinosaure que l'on trouve par endroit à Fontainebleau et bien on trouve ici, une texture similaire en bien plus impressionnante encore! Si le rocher est adhérent, rendant les performances moins dépendantes de la météo, il est aussi plus agressif pour la peau des doigts. Cela dit, c'est toujours du Grès et l'escalade en garde les principales caractéristiques: Plats, pinces, adhérences et rétablissement en tout genre sont au rendez-vous!
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L'escalade est variée, les cotations sont serrées et même si le site n'est pas sans fin, le rocher offre des passages incroyables autant par la textures, la forme des prises que par les mouvements qu'il propose... et puis il n'est pas rare de croiser au détour d'un bloc un écureuil ou un oiseau chez qui la crainte se mêle à la curiosité, ce qui ne manque pas de nous faire oublier, l'espace de quelque secondes, l'escalade.
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Bref, la vie à l'américaine nous met parfois mal à l'aise, mais il n'en est pas moins jouissif de grimper dans cette contrée.



























marine sur unlocked



Brendon sur Underworld 



